La créativité en entreprise, pour aller vers l'autonomie et la coopération

A la Lecture ce matin du livre de Christophe André : « Et n’oublions pas d’être heureux », Abécédaire de la psychologie positive j’arrive sur sa définition de la créativité.

« Longtemps, le stress a été sur évalué en tant qu'outil de performance et de créativité. Tout comme on répétait qu’ « il faut souffrir pour être belle », on pensait que le prix de la performance était la souffrance. Pas si sûr, nous montrent de nombreux travaux de psychologie positive. Ainsi cette étude qui consistait à demander à des volontaires de participer à un jeu dans lequel ils devaient aider une petite souris à sortir d’un labyrinthe. La moitié d'entre eux y étaient incité avec motivation positive : aider la souris à sortir pour qu'elle puisse savourer un délicieux morceau de fromage (se rapprocher d’un petit bonheur). L’autre moitié était encouragé par une motivation négative : aider la souris à sortir pour qu'elle puisse échapper à une chouette…. qui voulait la dévorer. L’épreuve était facile et tous les volontaires trouvaient la sortie assez vite. Puis on leur faisait passer un test de créativité : et là, on s'apercevait que les volontaires qui avaient aidé la souris a trouvé le fromage (motivations et émotions positives) trouvaient 2 fois plus de solutions aux questions posées que ceux qui avaient aidé la souris à fuir la chouette (motivations et émotions négatives). Moralité : l'état d'esprit dans lequel nous faisons quelque chose compte beaucoup. Les deux familles de volontaires avaient accompli exactement la même tâche mais pas dans le même état d'esprit. De même, selon que nous agissons de manière détendue ou crispée nous ne nous retrouverons pas dans le même état d'esprit à la sortie et pour la suite de nos activités. Les émotions et motivations positives vont nous ouvrir l'esprit à la nouveauté et à la créativité à l'inverse pour les négatives. »


Ce texte extrait du livre de Christophe me donne à penser que les équipes dont le manager va amoindrir la pression, prendre soin d’elle, créer un climat de travail bienveillant seront plus créatives que celles dont le manager mettra une forte pression sur les objectifs, ou fera redescendre une forte pression sur ses équipes. Dans une époque où tout va vite et où il faut être capable d’avoir des idées « disruptives » cela devient stratégique.


La créativité va donc pouvoir se libérer s’il y a des émotions positives et de la motivation. Cette dernière est plus présente dans les équipes où il y a un fort niveau de coopération.

Pour obtenir de la coopération le manager devra instaurer : « la confiance », ingrédient indispensable pour passer d’un groupe d’individu travaillant ensemble à une équipe œuvrant pour un but commun. La confiance s’obtient en donnant la direction, le sens de ce que l’on fait et l’intention avec laquelle, en tant que manager, vous souhaitez que cela soit fait.

Il est parfois ardu d’exprimer son intention, surtout quand celle-ci n’est pas avouable : avidité de pouvoir et de réussite. Puissance de l’intention ou défiance de l’intention !

Ce travail nécessite forcement de se réaligner soi-même avec ses propres motivations, un travail de coaching peut permettre parfois de faire un pas de coté, de prendre du recul, de voir les choses sous un autre angle, d’aller vers le changement, de passer du pouvoir au vouloir, pour le bien de l’équipe. Le maitre mot ici sera transparence!

Accepter de déclarer son intention, la vraie, celle qui est utile aux clients, à l’entreprise, nécessite d’accepter qu’elle soit challengée, remise en cause et finalement co-construite. C’est parfois inconfortable, mais au combien beaucoup plus efficace !


Le deuxième effet kisscool à ce mode de management est de rendre les équipes autonomes, réactive et créative. En effet l’être humain a besoin de structuration, de reconnaissance et de stimulation, selon Eric Berne.

Se poser la question de l’intention, permet de donner de la clarté, de se fixer un cadre explicite pour tous, autorise la co-construition avec les équipes. Les idées seront challengées, affinées, évaluées et la décision prise ensemble ce qui nourrit la stimulation. Le manager n’oubliera pas de donner, et de demander du feedback, ainsi qu’analyser les échecs pour améliorer les process et fêter les réussites pour entretenir l’esprit d’équipe (et même à distance).


Je fais le constat suivant: lorsque j’accompagne des équipes et qu’en étroite collaboration avec le manager nous travaillons à donner du sens, à positiver sur le rôle de l’équipe, à valoriser les compétences et les talents, nous créons les conditions pour que l’équipe sorte de situations parfois complexes. S’ouvre alors la porte de la créativité et les personnes sont en mesure de produire des plans d’action très opérationnels pour le mieux vivre et travailler ensemble.


Comment travailler quand la pression du chiffre est trop forte, ou quand un manager, une direction ou des actionnaires passent leur temps à ne montrer que ce qui ne fonctionne pas, ou à brandir le drapeau de la concurrence plus forte et meilleure…

Sans ce rendre compte, parfois juste en souhaitant mettre une pression suffisante pour faire avancer les équipes, l’entreprise induit de la pression, faisant naitre des tensions. Une partie du cerveau est alors occupée à lutter contre la peur, le stress, voir à ressasser, empêchant les membres de l’équipe de faire preuve de créativité et d’aller vers l’excellence.

La créativité, la proactivité s’exercent dans la sérénité lorsque la confiance est là, lorsque les personnes sentent qu’elles sont libres de produire des idées novatrices, qu’elles ont de l’espace pour inventer, qu’elles peuvent prendre du temps d’imaginer, créer, conceptualiser pour en gagner.

Et vous comment créez-vous les conditions pour rendre vos équipes autonomes et efficaces ?

Parlons-en : 06 25 44 05 32.




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